Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 septembre 2013

Quand on monte aux cocotiers, il faut savoir les f..... propres !

Article ZINFOS 074 du 25 septembre 2013

"Thierry Robert, c'est vraiment l'ami des terres agricoles", rigolent nos informateurs qui abandonnent pourtant très vite leur sourire. L'image d'un député volant au secours d'agriculteurs menacés par des investisseurs sud-africains a rappelé chez certains saint-leusiens un cas typique d'occupation de terres agricoles, à Saint-Leu. Cette occupation n'est pas l'oeuvre d'un administré tout à fait ordinaire puisqu'il s'agit de l'entrepôt de la société Robert Transport, dont le gérant actuel est Pierrick Robert, frère du député-maire.

Les terres agricoles concernées sont nichées en sortie Sud de la ville de Saint-Leu, à mi-hauteur, plus exactement à Bois de Nèfles Piton.

"L'entreprise Robert y possède un entrepôt pour ses engins de BTP", expliquent de fins connaisseurs du secteur. Or, la parcelle DD 1069 (ici formalisée par un rond sur ce plan cadastral) piétine le zonage agricole inscrit dans le Schéma d'aménagement régional. Nos interlocuteurs en tiennent pour preuve des images satellites on ne peut plus faciles à trouver, via le logiciel Google Earth.

Sur l'image de juillet 2011 (voir ci-contre), seule la présence d'un petit bâtiment d'élevage trahi le caractère agricole du secteur. Prise sous le même angle en avril 2012, la seconde image satellite laisse apparaître l'emprise plus conséquente dévolue en parking pour l'entrepôt Robert. "On est loin de l'utilisation de cette parcelle dans un but agricole", nous signale-t-on.

Si le satellite permet une appréciation à vue d'oeil, le problème de poids soulevé par nos interlocuteurs tient dans le zonage d'aménagement pour lequel ce secteur était donc destiné.

 

La parcelle dans le viseur se situe en "secteur Ad" selon les documents d'urbanisme, soit en zone "où toute construction qu'elle quelle soit est interdite"
La parcelle dans le viseur se situe en "secteur Ad" selon les documents d'urbanisme, soit en zone "où toute construction qu'elle quelle soit est interdite"
Le Plan local d'urbanisme de Saint-Leu (en cours de révision depuis une délibération du conseil municipal du 24 mai 2012), en accord avec le Schéma d'aménagement régional (entré en vigueur fin 2011), fait pourtant de cette zone un "secteur Ad". Autrement dit, il correspond aux "zones agricoles classées en coupure d'urbanisation au SAR où toute construction qu'elle quelle soit est interdite". L'extrait du PLU est catégorique. Ce n'est pourtant pas la réalité qui saute aux yeux une fois sur le terrain, ni depuis le ciel, expliquent nos informateurs.

-----
Droit de réponse :
Thierry Robert, le maire de Saint-Leu, fait savoir qu'il "n'est plus dirigeant de cette société" et qu'il "ne se sent pas concerné par cette information". Son frère, Pierrick Robert, gérant de la société Robert Transport, apporte quant à lui sa lecture de la situation :

"Au début des années 2000, l’entreprise Robert Transport entreposait ses véhicules en bordure de route, chemin Mazeau à Piton Saint-Leu. Lorsque l’activité de l’entreprise a commencé à croître, cela a fini par occasionner des nuisances au niveau du voisinage.

Pour continuer à exercer, j’ai dû me mettre en conformité avec la règlementation en matière de transport, qui impose de disposer d’un bureau et d’une zone d’entreposage pour les camions. J’ai donc recherché en vain un terrain dans une zone d’activité, avec un accès proche de la route des Tamarins dont les travaux touchaient à leurs fins.

Le propriétaire de la parcelle que la société loue actuellement, a proposé de mettre à disposition un terrain d’environ 4000m2 situé à Bois de Nèfles Piton pour entreposer mes camions et y installer un secrétariat. Sur cette parcelle, il existait déjà une construction d’une dizaine d’années.

Sur ce terrain situé en zone NSC, le PLU en vigueur autorisait l’extension de bâtiments existants. C’est donc de bonne foi, et dans un souci de préserver mon activité et les emplois de 10 salariés que j’ai accepté de signer ce bail, n’ayant trouvé par ailleurs, aucune offre à Saint-Leu.

Le "soi-disant" hangar construit est en réalité quatre containers auxquels une charpente en tôle a été rajoutée pour protéger et entreposer mes véhicules en toute sécurité.

Je ne peux que m’étonner que ce questionnement arrive aujourd’hui, dans la mesure où la première construction qui existait depuis déjà plus de 10 ans n’a fait l’objet d’aucune constatation similaire de la part de l’ancien maire. Il est surprenant que Jean Luc Poudroux, puisque c’est de lui dont il s’agit, n’ait pas usé avec la même célérité de ses prérogatives de premier magistrat à l'époque."

Les commentaires sont fermés.