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19 février 2012

Que fait la Droite? Elle dort...

Voir un Eddy Adékalom, lors du congrès du PCR ce dimanche à Sainte Suzanne, brandir la carte rouge du PCR lors d'un vote, est tout ce qu'il y a de plus édifiant. Ou comment un homme qui se disait de droite, soutenu en dépit du bon sens par les responsables de La Réunion en Confiance aux cantonales de 2011, piétine des valeurs et des convictions qu'il n'a jamais su définir.

Un élu qui rejoint le PCR s'adapte et se plie à une cetaine forme de pensée et de comportements. L'inverse n'est pas aussi vrai. Pourquoi? Parce que, n'en déplaise à ses détracteurs et ses adversaires, le PCR a une organisation qui dépasse la raison: son socle dialectique est irrationnel!

C'est en ce sens que beaucoup d'observateurs se sont souvent trompés sur ce parti atypique: ils n'ont pas pris la peine de l'étudier scientifiquement, tant sur le plan psychologique que sur le plan de la structuration, et le rôle des individus dont l'histoire personnelle a influencé cette structuration.

Un vieux militant communiste de l'ouest, proche de chez proche du comité central même s'il n'y siège plus, me disait: "un parti communiste réunionnais sans un Vergès à la tête ne serait qu'un parti comme un autre, donc voué à disparaître!". Ne pas analyser cela, philosophiquement et politiquement, revient à ne voir la refondation de ce parti que par le gros bout d'une lorgnette.

Face à cela, on ne peut lutter que par l'organisation et la définition d'une ligne de fracture qui ne peut elle aussi qu'être irrationnelle. C'est ce que j'ai su faire à Saint-Louis: organisation disciplinée et territorialisée - stratégie anticipative et persévérance - personnalisation du combat - vision et perspectives avec un projet structurant à long terme qui fait rêver. Je n'ai fait qu'appliquer ce que professait Sun Zu, le père de la stratégie militaire: pour vaincre, il ne suffit pas d'être plus fort et plus riche; il faut connaître son adversaire, l'affaiblir, avoir une armée disciplinée et organisée, convaincre ses soldats de la justesse de sa guerre... Et si nous arrêtions de dormir?

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