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23 novembre 2011

Pourquoi une démission collective!

Lors du conseil municipal de Saint-Louis ce mardi soir 22/11/11, la lecture du rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la commune était édifiante: insincérité, des comptes, minorations des dépenses, non respect du plan... Ses préconisations/obligations pour 2012 sont encore plus alarmantes: diminution des dépenses en licenciant du personnel et augmentation des recettes par une hausse des impôts et taxes.

L'intervention de l'opposition municipale n'a pas été seulement de tirer à boulets rouges sur cette gestion catastrophique mais de placer le débat dans une perspective plus large.

C'est ainsi que j'ai clairement indique que nous avons besoin d'un signal fort: puisqu'un plan d'austérité et de rigueur, comportant la nécessité de payer plus d'impôts et de licencier du personnel communal, est imposée à la population, celle-ci doit avoir son mot à dire.

Pourquoi? Parce que le peuple ne peut être le payeur continuel sans qu'on le consulte si oui ou non il est d'accord avec ce qui est décidé! Et aussi parce que la majorité actuelle n'a pas été élu pour ces augmentations répétées des impôts!

Comment? Que l'ensemble des conseillers municipaux, majorité et opposition, démissionnent en bloc et provoquent de nouvelles élections. Ces dernières ne seront pas pour faire joli: ce sera la première fois qu'on proposera à la population de choisir entre tel ou tel plan de redressement. Les citoyens sont les payeurs, ils se doivent d'être les décideurs.

Nous ne pouvons plus accepter qu'en démocratie, des forces extérieures au pouvoir élu dicte sa politique à des élus et au peuple: c'est hélas ce qui vient de se passer en Grèce et en Italie. Cela mérite réflexion et le maire a compris l'enjeu politique, au delà de sa simple personne ou des erreurs de ses élus, d'une telle perspective.

"Un homme, un vote" et "le pouvoir au peuple" criaient les opprimés sous l'apartheid en Afrique du Sud. Il ne va pas tarder le moment où ce sera aux européens de crier la même chose sous la dictaure des marchés et de la finance invisibles! 

 

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