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05 septembre 2011

Sauvons notre bio-diversité insulaire!

Depuis toujours, nous nous promenons dans nos ravines et dans nos champs sans avoir peur de tomber nez-à-nez avec un animal dangereux ou inhabituel.

Nous n'avions pas de serpent autre que la couleuvre, pas de reptile particulier autre que les deux caméléons, pas d'oiseaux étrangers autres que quelques perroquets...

Hélas, survint le phénomène de mode de pays riches: les nouveaux animaux de compagnie, surnommés les NAC. Et depuis, on découvre à La Réunion des espèces bizarres, que certains achètent puis jettent dans la nature ou égarent.

Nous ne pouvons plus accepter que des personnes se baladent avec un serpent autour du cou dans la rue ou un iguane sur l'épaule.

Je suis d'autant plus scandalisé qu'après l'affaire de serpents lachés dans des égouts à Pont-Neuf (Saint-Louis), on parle maintenant d'un python retrouvé sur la route.

Certains me diront qu'ils sont libres d'avoir les animaux qu'ils veulent. Certes, mais nous sommes libres de ne pas les aimer et surtout les accepter dans une île qui n'en a jamais eu.

Autant notre métissage culturel est à protéger, autant je pense qu'il est urgent de sauvegarder notre bio-diversité si nous voulons continuer à fréquenter nos pitons, cirques et remparts sans risque de rencontrer des espèces qui n'y ont rien à faire.

Ces importations sont graves et nécessitent une réaction des pouvoirs publics; d'autant plus qu'en regardant bien le décret du 11 août 2006 publié au Journal Officiel de la République Française (n°233 du 7 octobre 2006 page 14920, texte n° 45) fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques, nous ne voyons ni dans les trois articles ni dans l'annexe une quelconque apparition de reptile.

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