Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13 janvier 2011

Préparer les (r)évolutions de 2014!

Les élections cantonales qui se profilent vont être l'objet d'une surenchère entre candidats (dont je serai) pour essayer de séduire les électuers. Les enjeux seront surement relegués à un plan subalterne, à savoir le choix d'un individu pour représenter le acnton à l'Assemblée Départementale. Et pourtant, ces élections de 2011 doivent porter les germes d'une réelle préapartion à une révolution qui va se produire en 2014, avec l'élection des conseillers municipaux en même temps que les conseillers territoriaux.

1) La meilleure gestion du temps d'un mandat. De par le fait que la réforme territoriale crée un conseiller territorial (remplaçant le Conseiller général et le Conseiller régional), nous n'allons plus avoir délections intermédiaires au niveau local. Ainsi, le maire et son équipe aura véritablement 06 ans pour travailler et réaliser ses projets, sans être soumis à la pression des élections de mi-mandat. Plus de temps et moins de pression, c'est un gage de stabilité et d'efficacité.

2) Le retour aux alliances par famille politique. Les conseillers communautaires (représentants des communes dans les Communautés d'Agglomération) seront élus à la proportionnelle. Ce qui veut dire que les conseillers de la majorité et de l'opposition dans une ville siègeront dans les communautés d'agglomération, contrairement à ce qui se fait à ce jour où la majorité municipale prend tous les sièges. Cette évolution va obliger les présidents à d'abord faire le plein des voix dans son camp et ne plus se baser sur une représentation par commune: le politique fera son retour sur le juridique. Le résultat est qu'il y aura une majorité et une opposition dans chaque conseil communautaire, nécessaire prélude à un retour du débat droite-gauche.

3) La nécessaire meilleure répartition des compétences. Le fait que la loi crée le conseiller territorial par la réforme en 2014, va obligatoirement inciter les élus à mieux se répartir les compétences entre la Région et le Département, pour ne pas devenir psychotique. Ce qui va permettre des avancées considérables puique nous pourrions alors avoir la Région devenir la collectivité du Développement du Territoire (eau, aménagement, économie et formation professionnelle, agriculture, pêche, transports, routes, tourisme, coopération régionale...), et avoir le Département comme collectivité du Développement Humain (sport, culture, social, éducation - collèges, lycées, universités-, environnement...). La disparition des compétences facultatives faciliterait les projets et la concentration des élus sur leur double fonction née d'un seul mandat.

4) La concrétisation du principe "un homme-une fonction exécutive". Ce n'est pas le cumul des mandats qui posent problèmes, mais bien le cumul des fonctions, notamment exécutives. Un élu peut avoir deux mandats mais il est indispensable de profiter de cette transition de 2014 pour parachever l'architecture de la réforme territoriale. Ainsi, il est indispensable que l'on ne puisse pas cumuler: adjoint au maire et conseiller territorial, maire et conseiller territorial, conseiller territorial et président ou vice-président de communauté d'agglomération, adjoint au maire et vice-président ou président de communauté d'agglomération. Ce n'est pas le nombre d'élus qu'il faut augmenter ou le nombre de mandat qu'il faut diminuer, mais bien le nombre de fonction d'un élu qu'il faut limiter.

Le premier élément est de roit, les trois suivantes requièrent un positionnement politique qui dépasse les clivages mais resituent le débat sur les nécessités idéologiques:

- un moule institutionnel et un cadre administratif

- un corpus idéologique confortant ce moule et ce cadre

- un projet qui concrétise ce corpus idéologique.

Sommes-nous prêts pour cette (r)évolution?

Les commentaires sont fermés.