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06 janvier 2010

IDENTITE NATIONALE?

Que de passion dans ce débat sur l'identité nationale!

C'est quoi être français aujourd'hui nous demande-t-on?

La réponse que nous allons apporter, en tant qu'élus du Nouveau Centre-UDF de La Réunion, tient naturellement compte de notre vécu d'insulaire, métis et rattachés à la France depuis le 16ème siècle mais nationaux par étapes de l'histoire.

D'abord, nous dirons que c'est être Français. C'est à dire faire partie d'une Nation qui est le peuple français, dans sa diversité de composition depuis des siècles.

Ensuite, qu'il ne saurait y avoir des français de souche, ni de français d'origine étrangère, donc anciens ou nouveaux (depuis quelle date?): on est français ou on ne l'est pas.

Puis, que cette Nation a des principes intangibles, qui sont ses fondements : République, démocratie, sociale, unicité, indivisibilité, liberté, égalité, fraternité, laïcité, respect et défense des Droits de l'Homme, parité! C'est l'attachement viscéral à ces principes fondamentaux de la République, consacré par des grandes lois ou des principes généraux du droit, qui fondent l'Identité Nationale. C'est ce qui nous différencie, en tant que citoyens, d'un turc, d'un algérien, d'un russe ou d'un américain.

C'est quoi être Français culturellement?

C'est un autre débat, qui touche ensuite à l'intime et aux origines de chacun.

Religion, couleur de peau, lieu de naissance au niveau régional, attributs culturels particuliers (langue maternelle, tenue vestimentaire usuelle ou traditionnelle, cuisine, architecture, musique, danse ...) sont des éléments de l'identité culturelle qu'on ne peut passer sous silence, parce que justement cela crée des différences.

Le céole réunionnais sera forcément différent du Corse, de l'Alsacien ou du Savoyard. Comme le Parisien ou le Francilien sera forcément différent du Breton, de l'Auvergnat ou du Polynésien.

Il y aurait donc une crise identitaire en France?

Ondirait bien puisque l'on pose la question de la définition au plus haut sommet de l'Etat.

Sauf que l'on a oublié de rappeller que l'Identité Nationale se compose de deux éléments structurants: l'identité citoyenne et l'identité culturelle.

Le problème, c'est qu'on mèle les deux, et c'est ça qui dérape: ces amalgames douteux qui font que l'identité nationale se définit par une couleur de peau, une religion, une tenue vestimentaire, un langage (et non une langue), un comportement politique... Un débat de comptoirs, comme dirait Jean Pierre Raffarin. Que dire des français "de souche", avec un nom à particule, qui détestait le service militaire quand le fils de kabyle marseillais saluait fièrement le drapeau français? Que dire encore quand le nègre ou le métis coloré de La Réunion parle le français de Voltaire quand le stéphanois dit "touche moi pas", et traitait la langue créole de petit nègre?

Recadrer les choses ne font pas de nous des gauchistes moralisateurs pour autant. Nous sommes républicains et humanistes, avant d'être de droite. Le meilleur endroit pour débatrre de ces choses reste l'Ecole, le meilleur ministère de l'Intégration qui soit. Soyons moins dans la défensive, et nous verrons qu'il y a un sujet aussi important mais qui touche alors à la capacité de notre société: l'impossibilité pour certains de nos concitoyens à avoir une identité personnelle (stabilité psycho-socio-professionnelle, accessibilité au bonheur, amour de soi...)!

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