Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 décembre 2009

Saint-Louis coule lentement!

Pouvez-vous imaginer une ville, une commune, qui cumulerait en cette fin d'année les anomalies suivantes, par manque d'argent (de trésorerie dit-on en langage comptable) et donc par incapacité d'acheter:

- manque absolu de papiers machine

- plus d'encre pour mettre dans les photocopieurs (non réparés si en panne), imprimantes et fax

- absence de papiers toilettes et de produits d'entretien dans 80% des services

- pénurie de sacs poubelles pour les agents d'entretien des rues

- plus de carburant (cumul de pompe communale en panne et refus des pétroliers de servir), donc absence de vehicules communaux en circulation pour le travail courant

- chômage technique pour certains agents par manque de matériels pour les tâches quotidiennes

- réduction de la quantité et de la qualité des repas dans les cantines (ouf, vive les vacances scolaires disent certains agents!) et dans les crêches

- véhicules en panne non réparées car manque de pièces détachées et impossibilité de s'attacher les services de garages privés qui refusent de travailler pour la commune, considérée comme mauvais payeur

- élus absents et qui ne s'intéressent pas aux services et aux agents sauf pour se plaindre de ne pas avoir touché leurs indemnités du mois d'octobre et novembre

- absence totale de chantiers, de travaux générateurs d'emplois par les entreprises. Tout, ou presque, est fait par une régie communale désarticulée et sans planning de travail

- absence d'éclairage public dans certains quartiers, favorisant la petite délinquance

- absence d'éclairage de Noël et de fin d'année, contrairement aux années précédentes

- refus d'aider socialement des familles avec des enfants malades hospitalisés en métropole, par manque de crédits

- déficit qui se creuse encore avec, pour fin 2009, une prévision de - 15 millions ... mais voyages à gogos, fêtes à tire-larigots et subventions à des radios hors de la commune.

Cette ville, c'est Saint-Louis de La Réunion, dirigée par une association disparâte de personnes qui n'ont foi qu'en leur génie cachée.

Hé oui! A part que le bateau coule avec un capitaine qui se la coule douce et des seconds qui se contentent d'être sur un bateau ivre, à Saint-Louis tout va bien! Tout va tellement bien que plus personne ne s'y intéresse.

Communiquer sur "comment détruire en peu de temps, tout en faisant croire au progrès" est un art qu'il faudra enseigner à la génération future! Saint-Louis servira d'étude de cas.

Les commentaires sont fermés.