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11 avril 2009

Atteintes à l'Environnement à Saint-Louis!

Sous notre mandature, nous avions eu à faire face aux problèmes de pollution de l'Etang du Gol et de la mort de poissons. Mais jamais nous n'avons laissé trainé le problème au point que les gens manifestent. Nous anticipions toujours, car nous savions que l'excés d'azote et de phosphate rejeté dans l'Etang à partir des eaux traitées de la station d'épuration allait faire pousser les salades sur l'eau à une grande vitesse en période de chaleur.

Pour essayer de réguler tout ce qui se déversait de manière sauvage dans l'étendue d'eau et afin de limiter l'érosion, nous avions lancé une étude: pour conforter, par endiguement ou enrochement, les berges de l'Etang; pour rehausser ces berges d'un minimum de 1,5 m afin de réduire les inondations; pour reboiser tout le pourtour de l'Etang avec des espèces endémiques et recréer une forêt primaire propice à l'épanouissement de la faune et de la flore; et enfin pour draguer le fond de l'Etang afin de retirer une grande partie de la boue chargé de métaux lourds et divers détritus.

Nous avions aussi lancé un appel d'offres pour acheter un bateau focardeur que l'Etat avait refusé de financer, d'où infructuosité de l'appel d'offre, et l'impossibilité de poursuive dans un achat qui serait la solution au problème des laitues, resposable de la mort des poissons, donc de la faune se nourrissant de ce poisson. Nous avions essayé de relancer la discussion avec l'Etat en fin 2007 mais avec à la clef un nouveau refus qui vient du fait que nous refusions la solution de l'importation des charançons, après un accord de principe survenu avant des recherches approfondies qui nous ont fait changer d'avis.

Nous avions enfin prévu avec la CIvis de construire une passerelle sur les anciennes piles du Chemin de fer. Les travaux étaient sensés commencer en septembre 2008; et Etang-Salé allait être enfin relié à Saint-Louis par le sentier Littoral.

Hélas! La majorité communiste a repoussé ou annulé tout ce que nous avions entrepris. Uniquement pour essayer de montrer qu'elle savait mieux faire que nous. Le résultat est que toutes les études ont été abandonnées et que des incompétents et des destructeurs sévissent maintenant sur l'Etang et son alentou immédiat.

Notre objectif à long terme était - et reste - que les Gravières doivent être utilisées pour aggrandir le plan d'eau de l'Etang de plusieurs hectares supplémentaires. Et ce, dans le strict respect de l'environnement et des espèces qui y vivent, afin de servir de base nautique et de pêche pour toutes les activités non polluantes comme les courses de canoé, pédalo, et les balades en bateau à moteur électrique.

Ce gros projet, unique à La Réunion, d'un coût de plusieurs millions d'euros (au moins 5!) évitait de se focalser sur la seule destruction des salades d'eau pour s'orienter vers une soltion globale et d'avenir. Mais les communistes ont réduit à néant ce qui aurait pu être le joyau en matière de projet environnemental dans notre île.

Que veulent-ils? Suivre l'Etat dans sa volonté de mettre des petites "bébêtes" importées d'on ne sait où pour détruire les salades? Foutaises et incompétence (un comble pour un maire en exercice anciennemnt professeur de Sciences Naturelles au Collège!!!!!)...

L'introduction de toute espèce dans un environnement différent est dangereuse. On ne peut pas maitriser la nature: chaque espèce s'adapte à son milieu et mute. Pire, après adaptation et/ou mutation, cette espèce prolifère.

C'est à partir de l'exemple de l'introduction du Merle de Maurice que nous avions refusé l'introduction des charaçons pour manger les plantes sur l'Etang du Gol. Parce que les merles, censés manger les mouches des fruits, se sont mis à mager les fruits lorsqu'il n'y avait plus de mouches. Nous craignions que les charançons (ces "bébêtes" volent, même sur une courte distance) ne mangent les cultures maraichères -dans les cours du quartier de l'Etang puis dans les cultures sur Bellevue et au Gol) après avoir manger toutes les laitues d'eau sur l'Etang.

L'introduction de la mouche bleu relève de la même logique irrationnelle, et de la bêtise bureaucratique. En dénonçant cette atteinte à l'Environnement, nous faisons acte de prévention car il y a des producteurs de miel à Saint-Louis. Ne pas intervenir vite reviendrait à tuer une filière.

Il serait donc souhaitable que:

- le Conseil Général prennent des mesures urgentes contre la mouche bleue, comme lors de la crise du Chik;

- le Préfet étudie dans quelles mesures un arrêté peut être pris par l'Etat afin d'interdire l'introduction, même à titre expérimental, de toutes espèces extérieures à notre île;

- la Commune de Saint-Louis, du moins son maire, continue le projet que nous avons initié et qui dorment dans les cartons de la Mairie. S'ils ne le font pas, nous nous ferons un plaisir de réaliser notre rêve à notre retour aux affaires.

L'histoire a montré que ce qui détruit notre faune et notre flore, en plus de l'homme, est l'introduction de nouvelles espèces. Retenons les leçons de l'Histoire avant qu'il ne nous reste même plus nos yeux pour pleurer.

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