Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06 septembre 2008

Le Complexe du Dodo

 

 

Souvenons-nous de cet étrange solitaire

Dodu Ibis qui ne vivait pourtant qu’en grappes..

A l’époque où notre île n’aimait ni vicaires

Ni nervis ni poètes : il servit d’agapes !

 

Faut-il donc pleurer sur l'histoire de cet oiseau

Qui  ressemblait plus à l'autruche qu'au passereau

Qui fuît devant les hommes en allant dans les hauts

Puis disparût sans combattre, faute de héraut ?

 

Larmoyer, ce serait l’idôlatrer, l’encenser

L’admirer; et donc renoncement puis reniement.

Je me refuse à aimer chapeau au bord cassé

Pour cacher yeux, hontes bues, idées et idéaux.

 

Je pars vanguer en moi même, donner mon âme

A Vêli-Vénus, mon étoile de quatre heures

Gardienne d’humaines déchirures, calme

Libre, après d’âpres luttes, à mon heure.

 

Parce qu'aujourd'hui  loups et enfants fuient devant l'homme

Que des hommes fuient les machines d'autres hommes

Que des richesses de coeur fuient d'autres richesses

De poches, en vivant en banlieux-détresses

 

J’ai mieux que Dodo : griffes et un bec acérés

Des ailes de Pégase et des mots bien trempés.

Si demain la terre s'anime d'hommes de proies

A leurs festins je ne serais ni Valet ni Roi.

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.