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20 juillet 2008

Quelle Coopération Régionale?

La Coopération Régionale a toujours été l'objet de fantasmes politiques:

D'abord, la gauche l'a prise comme un instrument de différenciation, afin de faire une politique internationale à partir d'une île à "décoloniser". Il fallait absolument travailler avec les îles voisines car celles-ci étaient devenues indépendantes; il nous fallait donc plus d'Autonomie ou être Indépendant pour pouvoir nous développer.

Ensuite, devant cette revendication, la droite "départementaliste" a nié ce concept politique de rupture en estimant que nous ne devons être en relation qu'avec la mère-patrie la France; et que tout travail avec les voisins était inutile car leur pauvreté ne nous rapporterait rien.

Enfin, il y a un conscensus depuis que les diverses lois ont consacré une certaine décentralisation de l'action internationale de la France; permettant donc à des collectivités de nouer des relations avec l'étranger.

Mais quelle coopération? Je défends, au sein de la Droite réunionnaise, une certaine conception:

1) Chaque Parti politique doit avoir un Délégué et/ou une Commission à l'Action Internationale présentant clairement ses objectifs, ses projets et ses partenaires politiques dans les pays de la Zone Océan Indien ou Hors-Zone

2) la Coopération doit être totalement Décentralisée. C'est à dire que le Ministère de la Coopération ne doit plus exister: une Direction des projets de Co-Développement devrait suffire au sein du Ministère des Affaires Etrangères, avec des signatures d'Etat à Etat; et qu'une loi consacre cette orientation

3) la Coopération Décentralisée doit être l'apanage exclusif des Collectivités avec deux conditions essentielles: la première est que ces relations se nouent exclusivement selon des strates de même niveau (Commune, Département, Région, Etablissement Public Administratif, Etablissement Public de Coopération Iintercommunal, Etablissement Public Local avec leur équivalent respectif); la seconde est que tout projet ne peut porter que sur des domaines de compétences propres

4) la Commission de l'Océan Indien doit se réformer en profondeur et devenir la Communauté Francophone de l'Océan Indien qui serait une zone de libre circulation des biens et des personnes (avec des garde-fous à définr), une Zone Economique Exclusive protégée selon un accord de défense avec la France (pourquoi ne pas avoir une base aéro-navale française dans l'Océan Indien à la place du 2ème RPIMA?) et avec un Tribunal Arbitral pour résoudre tous les conflits nés des actes administratifs de Coopération Décentralisée et des actes de privés liés dans un investissement

5) que la France nomme, dans le cadre actuel de la COI puis plus tard dans cette CFOI, un Ambassadeur (issu de La Réunion) qui représenterait alors la France dans cette instance et recenserait, pour mieux les accompagner, les actions internationales des collectivités et des privés (madame Margie Sudre serait une personne qualifiée pour un tel poste!). Car ce n'est pas au Préfet de Région de faire ce travail stratégique et politique.

Quand on veut agir, on se fabrique un cadre et on définit les enjeux. C'est la meilleure solution pour gagner et réussir. En écrivant cela, je veux croire que des hommes comme Didier Robert (la jeunesse qui réussit) et Jean-Paul Virapoullé (l'expérience) nous permettent de travailler ensemble pour que la Droite et le Centre aient un corpus idéologique mais aussi, et surtout, un projet pour les régionales de 2010. A défaut, le cimetière se remplira encore des talents politiques mal exploités ou tués par jalousie. Objectif Réunion doit être ce creusot où toute la Droite Réunionnaise et le Centre Droit se trouvent, se retrouvent, se parlent, débattent et fassent honneur à nos aînés bâtisseurs. J'y crois et croirais encore...

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