19 mai 2008

Quelle Droite Réunionnaise?

Quand on pose une telle question, on se demande si vraiment il faut se la poser tellement cela semble couler de source: la Droite à La Réunion réunit ceux qui veulent que La Réunion reste française et la Gauche rassemble ceux qui veulent l'Autonomie ou l'Indépendance. Hélas! Ce cliché a vécu!! Si c'était vrai jusqu'au début des années 1980, cela ne l'est plus aujourd'hui. Et c'est l'absence de renouvellement de notre matrice idéologique qui fait que nous ne sommes plus audible ou que nous ne savons plus convaincre nos compatriotes.

Il ne me revient nullement de parler de la Gauche: à elle de le faire et de définir ce qu'elle est!

Je souhaite parler de ce en quoi je crois et qui fait la base de mes Convictions: et j'aimerai tant que nous puissions demain défendre ces valeurs.

Alors, oui, quelle Droite Réunionnaise? Disons le de suite, il y a deux courants clairs au sein de la Droite:

- le premier est jacobin et légitimiste sur le plan institutionnel (Paris doit décider quel modèle à suivre), libéral-capitaliste sur le plan économique (la recherche du profit est important dans le cadre d'exonérations diverses), conservateur sur le plan sociétal (les moeurs sont posées par la loi et les principes religieux, donc immuables), Rigoriste sur le plan social (chacun défend son modèle) et Nationaliste sur le plan culturel (l'Identidé ne peut être que nationale, donc assimilée). C'est ce qui faisait l'UDR et le RPR hier, et fait l'UMP aujourd'hui et demain. C'est la Droite classique.

- le second est décentralisateur sur le plan institutionnel (le cadre institutionnel doit bouger et s'adapter sans risque de couper les liens d'égalité au sein de la Nation), libéral sur le plan économique (libre entreprise et libre profit mais avec la nécessaire intervention de l'Etat pour redistribuer la Richesse), Réformiste sur le plan sociétal (les moeurs peuvent évoluer parce que la société évolue, mais sans mettre en péril les fondements même de la société), Juste sur le plan social (l'ordre doit servir la loi et celle-ci doit être égale pour tous) et Régionaliste sur le plan culturel (l'Identitéest d'abord locale puis enrichit la Nation). C'est ce qui faisait le MRP et l'UDF hier, et fait le Nouveau Centre-UDF aujourd'hui et demain. C'est le Centre-Droit.

Bien sûr, ces deux courants sont des frères, mais différents, qui s'aiment, se détestent, s'allient, se trahissent, s'ignorent, se réconcilient et se méfient l'un de l'autre parce qu'issues de la même famille historique: les départementalistes. La compétition, si elle est normale et loyale, s'est malheureusement, souvent au cours de l'Histoire, transformée en guerre uniquement parce que les valeurs ont laissé la place à la rancoeur, à l'arrivisme et aux querelles de personnes. Il n'y a plus eu une Droite avec deux Courants (la Droite et le Centre-Droit) qui se retrouvent à chaque fois qe l'intérêt du Pays l'impose mais Deux Droites qui retrouvent les adversaires pour imposer leurs intérêts respectifs!

En réaffirmant nos valeurs, nous pourrons, et nous devons, nous retrouver !!

Car deux valeurs sont plus que jamais d'actualité et nous interpellent tous: l'Humanisme et l'Ecologie! Il n'y a pas d'humanisme et d'écologie de Droite ou de Gauche. Il y a des nécessités que nous montrent les catastrophes naturelles: le premier est historique de par notre "vivre- ensemble"; et le second est une question de survie.

Et un impératif se dresse devant nous: à partir de ces valeurs, et uniquement à partir d'elles, quel Pojet pour La Réunion soumettre aux Réunionnais?

Je suis donc Démocrate et Décentralisateur, Libéral, Réformiste, en recherche de Justice et Régionaliste. Et parce que je crois que l'Homme doit être au centre de tout, tant dans le lien social, dans la relation économique que dans la préservation des espèces sur cette Terre, je suis Humaniste (dans le sens Aimer le peuple) et Ecologiste (dans le sens Protéger ma terre réunionnaise et ses espaces). C'est uniquement à partir de ces valeurs que je suis prêt à repartir devant les électeurs à toutes les échéances qui arrivent, mais avec un Projet à confronter avec celui de mes adversaires de Gauche... Ce sont ces valeurs que je souhaite structurer au sein du Nouveau Centre - UDF dont je suis le Délégué Départemental à La Réunion. Ce sont ces valeurs que je souhaite défendre au sein d'Objectif Réunion, confédération de la Droite classique et du Centre-Droit, dont je suis un des délégués.

Alors, mes amis, n'ayons pas honte ou peur de ce que nous sommes: levons nos têtes et allons convaincre nos compatriotes! L'avenir de notre Pays sera ce que nous en ferons individuellement et collectivement!

11 mai 2008

Droits et Devoirs !?!

La Constitution de la France et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen instituent un certain nombre de droits qui font que nous vivons dans l’une des plus grandes Nations Démocratiques du monde. Parmi tant d’autres, les lois fondamentales nous assurent :

 

<>Le Droit au Travail. Cela engage l’Etat à créer des conditions économiques pouvant favoriser la création d’emploi. Car il est évident que l’Etat ne peut, dans un système libéral confronté à l’économie mondiale de marché, donner du Travail à tout le monde.

 

<> Le Droit au Logement. Cela oblige l’Etat à tout mettre en oeuvre, directement ou en délégation aux institutions, afin de permettre à chacun d’avoir un toit, un endroit stable où se domicilier seul ou en famille. D’où l’aide au logement allouée aux familles (allocations, bonifications de prêts, subventions, dotations au logement social...).

<>Le droit à la Liberté

- d'expression

- d'association

- de créer, de posséder  et de jouir d'un bien

- d'être jugé équitablement

- de choisir sa religion.

Cela engage l’Etat à garantir aux citoyens la protection de leur vie privée et de leurs opinions politiques ou religieuses.

 

Ces droits impliquent naturellement des Devoirs sans équivoque:

- Respecter l’intégrité d’autrui, les lois de la République et les convictions des autres;

- Ne pas attendre que le travail vienne à soi, mais se former, se qualifier sans cesse pour trouver un travail rapidement ou mieux, pour le créer soi-même,

- et parce que le fait de concevoir et de mettre au monde un enfant est un DROIT NATUREL imprescriptible pour tout être humain, le DEVOIR SOCIAL d'Assumer totalement l’EDUCATION de cet enfant.

Partant de ce dernier principe, toutes les aides de l’Etat allouées aux familles sont destinées à améliorer les conditions de prise en charge des enfants. Ces droits (aux allocations, aux prestations) s'accompagnent alors naturellement à l'égard des enfants :

 

- du Devoir de les scolariser et de suivre leur scolarité en collaboration avec les enseignants (donc de s’impliquer dans la vie éducative : conseil de classe, rencontre parents-professeurs, associations de parents d’élèves, conseil d’administration de l’école, suivi et contrôle de la restauration scolaire, exigence de projets d’établissement, débats sur le contenu pédagogique etc..),

 

- du Devoir de les conduire à l'école et de les récupérer personnellement ou en mandatant une personne ou une association- lorsqu'ils ne bénéficient pas de transport scolaire (donc de veiller à la sécurité lors des trajets et d’être sûr de leur présence à l’école),

 

- du Devoir de les éduquer soi-même sans décharger cet attribut de l'autorité parentale aux Institutions,

 

- du Devoir de les nourrir et de les vêtir convenablement en fonction de ses moyens tant qu'ils n'ont pas les moyens de vivre par eux-même,

 

- du Devoir de les protéger contre ceux qui leur feraient du mal,

 

- du Devoir de chercher les solutions aux difficultés liées à leur éducation et à leur comportement autrement que dans la maltraitance caractérisée,

 

- du Devoir de les respecter dans leur intimité. Ce qui implique que chaque adulte se doit de se fortifier pour ne pas tomber dans l’ignominie de passer à l’acte lors de ses pulsions incestueuses ou pédophiles. « Nou la fé zenfant mais nou pas fé le coeur » dit le dicton populaire mais cela doit s’appliquer à tout ce qui concerne la vie intime d’une personne.

Au delà de ces devoirs familiaux, nous avons tous des devoirs individuels qui peuvent se concevoir comme des devoirs socio-économiques. Percevoir des indemnités de chômage est un Droit de tout travailleur ayant perdu son emploi. L’Etat s’oblige (à travers un système de protection sociale basée sur les prélèvements obligatoires) à une Solidarité afin de permettre aux travailleurs de ne pas être ou de ne pas se sentir exclus. Mais cette Solidarité de Droit, afin que le système puisse bénéficier au plus grand nombre sans risque de disparition, suppose un retour du bénéficiaire, à savoir :

- un Devoir de chercher une activité même pendant le temps où la Solidarité s’exerce,

 

- un Devoir d'accepter tout emploi proposé,

 

- un Devoir de se former, même en dehors de son champ d'action professionnelle.

 

Sur ces Valeurs, source de repères stables, la Jeunesse réunionnaise ne demande qu’à se transformer en une Génération de Bâtisseurs. D’où l’obligation politique de créer un cadre et les conditions qui permettraient à chacun d’être valorisé. C’est l’axe majeur qui est à suivre si nous voulons aboutir à la mise en marche de notre société, bloquée jusqu’ici, vers un Développement aux Liens Sociaux Durable.

03 mai 2008

Une Dictature à Saint-Louis ???

Le mot est fort. Mais je pense qu’il est temps de dire simplement les choses, sans tabous et surtout sans langue de bois.

J’ai perdu les élections municipales sur des erreurs personnelles, sur des trahisons de proches ou supposés tels, sur des divisions de la famille de droite au premier tour, sur du racisme primaire, sur le fait que je sois interdit de mairie, sur un mauvais choix de colistiers, sur… On pourrait trouver des raisons à l’infini. J’ai perdu aussi parce que mon adversaire a été bon dans l’organisation, dans ses promesses et dans la fédération de tous les mécontents et jaloux : c’est un art et il a été un bon artiste. Et maintenant ?

La commune avait réussi à décoller ; j’attends de voir la politique du nouveau maire. Aujourd’hui, on ne sait rien de ce qu’il veut faire simplement parce qu’il occupe l’esprit de ses électeurs avec toujours la haine des autres. Il détourne l’attention en s’attaquant aux plus faibles, à ceux qui ne peuvent pas se défendre : les employés communaux supposés proches de moi. A ce jeu subtil de désignation de l’ennemi, il n’y a pas pour l’instant de contestation dans son camp : chacun se focalise sur les amis de Cyrille en espérant prendre leur place. Agitation et Propagande sont devenues les mots et les actions d’une politique qui n’existe pas mais qui donne l’illusion d’exister…

Aux Saint-Louisiens, je dis qu’il faut respecter le verdict des urnes mais qu’il est difficile, je le comprends, de respecter un pouvoir certes légitime mais aux contours, aux actes et aux discours dignes de la pire des dictatures. C’est un pouvoir de la haine et de la « justice populaire » donc forcément injuste.

Face à l’innommable, le seul comportement qui vaille est et reste La Résistance !

Que les citoyens résistent en apportant un soutien et un réconfort à ceux qui souffrent. Mais qu’ils apprennent aussi que le silence dans l’action, la patience d’attendre pour s’exprimer à nouveau dans quelques mois peut-être, dans quelques années sûrement, est une arme terrible : participer massivement à toutes les élections qui viennent, et sanctionner à travers tous les scrutins ce pouvoir de la haine !

Que les quatre autres candidats du premier tour, têtes de liste ou simples colistiers, comprennent bien qu’ils ont leur part de responsabilité dans l’installation, par une population trompée, de cette dictature ! Tirer les leçons de cela c’est admettre que les discours systématiquement anti-Hamilcaro du premier tour n’ont pas été sans conséquences sur le retournement des électeurs entre le premier et le second tour : à Saint-Louis, ville fortement politisée, il n’existe que deux blocs. On est d’un côté ou de l’autre. Que ceux qui seront dorénavant candidats sachent bien que nous ne leur ferons plus de cadeaux car leur présence ne sera que pour aider Claude Hoarau et ses successeurs potentiels !

Aux employés communaux (cadres ou agents d’exécution), je vous ai toujours répété que l’agent le plus important dans la collectivité était à mes yeux le balayeur de rue : la ville est propre, donc attractive, grâce à lui. Chacun à sa place, même si les décisions de ce maire sont cruelles et dignes des actes des « komandèr », doit d’abord rester au service du public. Notre ville a besoin de ses enfants ; mais ces derniers ne doivent jamais oublier que La Résistance est une obligation face à des ordres ou des décisions illégales. Contestez, mais dans les voies du droit et dans le respect de la fonction du maire, même s’il ne vous plaît pas. Face à la Dictature, la meilleure arme reste encore de parler de Paix et de Progrès dans la Démocratie. Demain est un jour meilleur car « carême ne dure pas cent ans » !

Aux électeurs qui ont aidé le nouveau maire mais qui regrettent déjà, soyez sûrs que nous comprenons votre amertume. Même si nous n’acceptons pas les motifs que vous invoquez pour avoir choisi cet homme, cette politique, cette vision de l’avenir, ce projet démagogique, cette méthode. Car ce sont bien là les critères qui doivent vous amener, comme tout citoyen responsable et éclairé, à choisir lors de votre vote.

L’avenir nous appartient… Notre ville sera ce que nous en ferons, aujourd’hui et demain. Pour ma part, je préparerai les échéances futures avec celles et ceux qui pensent déjà à après-demain. Le combat ne fait que commencer, mais un combat digne, sincère et surtout où nous aurons enlevé tous les scories qui sont dans nos chaussures et qui nous ont handicapé. Cela vaut pour tout le monde, à commencer par moi-même, si chacun veut être crédible.

01 mai 2008

Le 1er mai? Une habitude...

Quel est le sens de la fête des travailleurs dans un département où le chômage est important? Le premier mai ne peut être fêtée par les chomeurs puisque ce sont les travailleurs qui manifestent pour améliorer leur sort de salariés. Mettre dans le même cortège ces deux catégories de citoyens (actifs et inactifs car privés d'activités!) relèvent de l'incohérence ou de la manipulation intellectuelle.

Le monde syndical doir poursuivre ses efforts de modernisation, tant de ses structures, de sa représentativité que de ses idéologies et idéeaux.

Pour ma part, je préfère en ce jour, bien qu'homme de centre-droit (Démocrate, Européen, Libéral et Social), rendre hommage à un homme qui s'est suicidé il y a 15 ans jour pour jour: Pierre Bérégovoy.

Ce premier mai était important pour lui et ce n'est pas pour rien qu'il s'étatit suicidé à cette date qui lui rappellait tous les meilleurs évènements de sa vie et de son parcours. La méritocratie a son personnage sacré le sien. Doublé bien sûr de celui de René Monory.

Ces hommes se sont hissé dans les plus hautes sphères de l'Etat à travers la politique, mais uniquement armés d'un CAP contre les énarques et les polytechniciens.

Cet homme mérite un monument pour que nos enfants croient encore aux 1er Mai... Mais on oublie tellement vite les idéaux.

Toutes les notes