27 avril 2008

Il faut sauver Haïti !?!

Depuis des décennies, la première colonie francophone à avoir eu son indépendance (la seule d'ailleurs à avoir conquis sa liberté!) vit dans un dénuement terrible. Ce pays de noirs est devenu le plus pauvre de la planète à cause d'un pillage systématique des richesses (déjà faible!) par une classe politique tantôt affairiste, tantôt dictatoriale, tantôt incompétente.

La jeunesse haïtienne se meurt de faim, du sida, de drogue, de maltraitance et d'assassinat. Le pays a faim depuis des lustres, sombre de plus en plus dans la pire des misères pendant que sa voisine, la République Dominicaine, se développe après être sortie de la dictature; et tandis que les jeunes qui se sont expatriés aux Etats-Unis se font connaitre là-bas par le traffic de drogue ou en devenant chauffeurs de taxis.

Il y a certes une élite, des jeunes cultivés, des hommes et des femmes de bonne volonté, qui ont réussi ou qui réussissent, mais comment peuvent-ils aider ce pays qui connait ses premières émeutes de la faim; cette nouvelle guerre mondiale qui ne dit pas son nom?

La France a un devoir non seulement d'ingérence mais de "Dictature de la Démocratie"! Je m'explique: La France doit demander mandat à l'ONU pour, seule, développer un partenariat privilégié avec Haïti, si besoin par la force: Défense et Sécurité civile et militaire; aide alimentaire prioritaire par le surplus des productions agricoles françaises; assistance technique pour le développement de l'administration et l'amélioration sanitaire; aide financière uniquement pour l'investissement dans écoles, hôpitaux et voies de communication; libre circulation des biens et des personnes (ayant un contrat de travail ou accepté dans une université) entre Haïti et les départements français d'Amérique.

Quel intérêt? Constituer à terme une Fédération Francophone d'Amérique encore plus forte que la Commission de l'Océan Indien, à l'image de ce que veut créer le Président de La République avec l'Union Méditéranéenne.

La France perd du terrain en Afrique. Elle doit regagner de l'influence en utilisant son Histoire, ses anciens Territoires et surtout sa Réputation de Pays de Coeur.

C'est un défi immense qui n'est qu'un investissement sur l'Humanité et la Fraternité, où l'enjeu n'est ni ressources naturelles ni stratégie de conquête. Quoique...

Redonnons à notre jeunesse le goût du combat pour un idéal. Si Haïti, lointain et peuplé de noirs parlant créole, peut être le premier pavé que l'on lancera pour une nouvelle révolution de la conscience européenne et française, donc réunionnaise, alors soyons téméraire et vive la Révolution!

21 avril 2008

Adieu à l'Aimé, Salut à Césaire!

J'ai ouï avec un plaisir et un étonnement sans pareil toutes les éloges qui ont été énoncés pour cet homme, ce politique et ce lettré.

Je ne veux pas tomber dans cette trombe de salives et de mots qui veulent rivaliser en dithyrambes. L'homme politique est mort en laissant des héritiers; l'homme s'en est allé rejoindre le créateur en laissant des enfants éplorés; et le poète s'est évanoui en laissant une oeuvre. Les trois conjugués faisaient Césaire, celui par qui, dans un matin de 1987, j'ai regardé la vie avec d'autres couleurs: j'ai croisé son regard et surtout j'ai découvert ses écrits. Il m'a donné, sans le savoir et sans le vouloir, la volonté d'écrire.

Je ne veux pas méler mes sentiments avec certains de ceux qui, oppresseurs et racistes au fond d'eux-mêmes, se drapent du drapeau claqué de la défense de la négritude et de l'anti-colonialisme.

Césaire, aimé de tout un peuple, a un jour poussé un cri pour que l'Homme vive au delà de ce qu'il est. Un jour, j'irai vider sur sa tombe, là-bas en Martinique, les noeuds enfermés dans ce sac qu'est devenu mon coeur au milieu de mes semblables qui n'ont jamais hésité à adorer et à humilier son frère de couleur

15 avril 2008

Réformer l'ordonnance de 45?

La ministre de la Justice, Rachida Dati, vient de lancer une consultation pour réormer l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante... Que dit cette fameuse ordonnance? Que les mineurs doivent avoir une sanction appropriée relevant d'abord de l'éducatif lorsqu'ils ont commis un délit ou un crime; que le mineur de moins de 13 ans ne peut être pûni et/ou que toute sanction doit être décidée par un tribunal pour enfants ou une cour d'assises des mineurs.

Que veut le gouvernement: que les mineurs soient traités comme les majeurs dnas le cadre d'un crime ou d'un délit. Or, tout le monde sait que la prison sur un enfant a des effets pervers pire que le but que l'on recherche: un enfant de moins de 16 ans entre en prison délinquant, il en sort un criminel ou un révolté ou un martyr ou une personne brisée par la violence, les viols ou l'isolement.

Un enfant reste un enfant. Céder à la panique populaire dnas le cadre du "sentiment d'insécurité" ou parce que les statistiques sont alarmants est une erreur. Et c'est en ce sens que je pense que le gouvernement a tort de vouloir traiter un enfant à l'égal d'un adulte en matière de crimes et délits. Victor Hugo disait qu'à chaque fois qu'on ouvrait une école, on fermait une prison: c'était au 19ème siècle mais comme cela reste d'actualité.

Je crois plutôt à une révolution de l'école en créant deux types d'établissements à partir du collège: les collèges/lycées classiques ou professionnels et les collèges/lycées réparateurs avec des horaires d'activités lourdes de 8 à 19h incluant les cours, le soutien scolaire, le sport et les activités artistiques obligatoires. D'un côté, tous les enfants qui auraient une moyenne supérieure à 12 et dans les autres tous ceux qui auraient une moyenne inférieure à 10: entre les deux, des tests de sélection et de soutien pour mieux orienter. Surtout, il faut instaurer une note de comportement systématique.

Les Centres Educatifs Fermés ont été des erreurs dans le sens où on a voulu transformer un foyer d'acceuil en prison miniature ouvert sur l'extérieur. Pauvre innovation! L'école reste le seul endroit où on socialise, donc tous les établissement doivent être gérés par l'Education Nationale! C'est dans collège/lycée réparatuers que l'on devrait mettre les mineurs déliquants, les CEF ne doivent accueillir que des mineurs criminels, la prison ou les quartiers pour mineurs sont des mauvaises réponses.

Je suis politique mais je reste éducateur spécialisé: on n'améliore pas l'humain en le brisant mais en l'aimant! A condition que l'amour ne se conjugue pas avec faiblesse ou laxisme. Pour moi, la vraie révolution serait que la société se donne les moyens en instaurant la scolarité et la formation obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans.

04 avril 2008

Une Résistance est née...

Milles échecs préparent Dix victoires. C'est ainsi que je vois la vie politique. Et j'essaie de me nourrir de ces mots de LAO-TSEU:

"Les paroles vraies ne sont pas agréables; les paroles agréables ne sont pas vraies. Un homme de bien n'est pas un discoureur, un discoureur n'est pas un homme de bien. L'intelligence n'est pas l'érudition, l'érudition n'est pas l'intelligence.

Le saint se garde d'amasser; en se dévouant à autrui, il s'enrichit; après avoir tout donné, il possède davantage.

La voie du ciel porte avantage sans nuire; la vertu du saint agit sans rien réclamer."

Après Deux échecs en 1989 et 1995, Mon parcours a été victorieux: Conseiller Régional en 1998, Conseiller Général et Maire en 2001, Conseiller Général puis Vice-Président en 2004. Mon échec, et celle de mon équipe, a commencé à germer lorsque je fus injustement accusé (à travers un vrai complot politico-financier!) de recel d'escroquerie dans une affaire inique où je n'ai eu que le tort d'avoir eu une relation privée. J'en paie un prix énorme car je fûs le seul maire et reste un citoyen interdit de mairie.

Les autres raisons de notre échec réside dans des circonstances autrement plus politiques: une campagne de haine et de racisme où mes adversaires n'ont eu de cesse de me dévaloriser en me traitant même de violeur; un achat de voix scandaleux vers certains habitants fragiles; des promesses d'emplois tellement énormes que les frustrations vont s'amplifier; une surenchère pour éveiller la jalousie qui divise les familles et les amis; une trahison à grande échelle de ceux que nous avons aidé, parfoisde manière importante; l'activité débordante de certains employés communaux qui n'avaient plus aucun respect pour un maire qui n'avait pas le droit de leur parler.

 La dernière raison relève d'une faute: augmenter les impôts avant les élections. Alors que tous les autres mentaient et ont attendus les élections pour augmenter les impôts (Sainte-Suzanne par exemple), je jouais la carte de l'honnêtteté. En politique, cette dernière ne paye pas souvent. Mon adversaire a promis d'annuler cette augmentation, mais il va être obligé d'augmenter quand même. Ce qui fait qu'il aura trahi sa propre promesse.

Tout cela cumulé, j'ai quand même recueilli plus de 14500 voix: c'est un exploit car ce sont des VOTES DE COEUR! Cela me donne milles raisons d'espérer que demain sera meilleur! Merci encore plus de 14549 fois!

VIVE LA RESISTANCE, mais DANS LA PAIX, LE CALME ET LA VOIE DU DROIT!

Toutes les notes