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21 avril 2008

Adieu à l'Aimé, Salut à Césaire!

J'ai ouï avec un plaisir et un étonnement sans pareil toutes les éloges qui ont été énoncés pour cet homme, ce politique et ce lettré.

Je ne veux pas tomber dans cette trombe de salives et de mots qui veulent rivaliser en dithyrambes. L'homme politique est mort en laissant des héritiers; l'homme s'en est allé rejoindre le créateur en laissant des enfants éplorés; et le poète s'est évanoui en laissant une oeuvre. Les trois conjugués faisaient Césaire, celui par qui, dans un matin de 1987, j'ai regardé la vie avec d'autres couleurs: j'ai croisé son regard et surtout j'ai découvert ses écrits. Il m'a donné, sans le savoir et sans le vouloir, la volonté d'écrire.

Je ne veux pas méler mes sentiments avec certains de ceux qui, oppresseurs et racistes au fond d'eux-mêmes, se drapent du drapeau claqué de la défense de la négritude et de l'anti-colonialisme.

Césaire, aimé de tout un peuple, a un jour poussé un cri pour que l'Homme vive au delà de ce qu'il est. Un jour, j'irai vider sur sa tombe, là-bas en Martinique, les noeuds enfermés dans ce sac qu'est devenu mon coeur au milieu de mes semblables qui n'ont jamais hésité à adorer et à humilier son frère de couleur

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