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27 janvier 2008

Vive la Départementalisation de Mayotte!

Enfin! Il y a une énorme avancée après les tergiversations et les mensonges des politiques de droite et de gauche à l'égard des Mahoraises et des Mahorais. Proposer que si la nouvelle majorité issue des urnes en mars 2008 au Conseil Général délibère expressement sur une demande de départementalisation pour engager le processus avant 2010 est un acte concret.

Après le vote plébiscitaire (99,4%) des habitants de l'île de la Lune souhaitant demeurer français lors du référendum sur l'indépendance de l'Archipel des Comores et l'application de loi numéro 75-1337 du 31 décembre 1975 puis celle numérotée 76-1212 du 24 décembre 1976 relative à l'organisation de Mayotte, trop des choses ont été dites et trop de statut bâtard ont été inventés.

Le résultat de ces retards dans le respect de l'expression démocratique des mahorais se paient cash aujourdh'ui: immigration clandestine forte et organisée des Comores vers Mayotte pour survivre et départ des Mahorais vers La Réunion pour un mieux vivre. Avec le risque qu'à terme, il y ait un déséquilibre important avec une population mahoraise minoritaire à Mayotte et une population mhoraise majoritaire dans certains quartiers des villes de La Réunion.

La départementalisation est une réponse économique, sociale et politique à ces problématiques et au Progrès de Mayotte. Cependant, il serait illusoire de croire que cela suffirait: il faut accompagner la départementalisation d'une création de la Région Océan Indien avec les deux départements de La Réunion et de Mayotte et les Terres Australes et Antartiques Françaises; remplacer les Fazsoi en Force Navale de Protection des Rives et Zones Economiques Exclusives des pays membres de la Commission de l'Océan Indien; demander une libre circulation des biens et des personnes au sein de cette espace francophone avec suppression des aides sociales pour les étrangers non titulaires d'un titre de séjour ou d'un contrat de travail et avec possibilité pour le réunionnais bénéficiaire des minima sociaux de continuer à les percevoir (diminués de 25%) dans uns des pays de la COI pendant une période d'installation ne pouvant excéder trois années.

Il faut une rupture mais aussi préparer l'avenir. La Coopération décentralisée est une des clefs.