29 octobre 2007

Pierrefonds: une zone dénuée de stratégie!

Tout un chacun veut que Pierrefonds soit LA zone stratégique pour le dévellopement du Sud. Cette convergence de vues devrait nous conduire à définir ensemble une stratégie claire, lisible par tous et surtout crédible. Je me permets de redire ici ce qui me paraît essentiel:

D'abord, l'Aéoroport. Sa dimension et son implantation ne permettent pas de rêver à autre chose que ce qu'il doit être: un aéoroport régional. Aussi, sa complémentarité avec Gillot est à parfaire; alors même que ses créateurs avaient plutôt choisi d'etre en certaine conccurence. Gillot doit être l'infrastructure de longs courriers (vers l'Europe et les grands pays d'Asie, d'Afrique et l'Australie) et Pierrefonds doit être là où partent et arrivent tous les avions de la zone Océan Indien: Madagascar, Comores, Mayotte, Maurice, Seychelles. Il est anormal que nous soyons obligés de passer par Maurice pour un certain nombre de destinations comme l'Inde, l'Australie ou autres. Simplement parce que nous n'avons pas de stratégie de conquête commune: collectivités, compagnies aériennes, Chambre de Commerce. Il appartient aux Présidents deux deux EPCI du Sud, en attendant la Communauté d'Agglomération du Territoire du Grand Sud de solliciter ces rencontres et ces débats stratégiques. Ainsi, les investissements nécessaires seraient liées à ces orientations.

Ensuite, ma conviction profonde est que l'aéroport doit être géré institutionnellement par la Chambre de Commerce, car ce n'est pas aux politiques de gérer un outil de cette nature. Si tel n'est pas la volonté du plus grand nombre d'élus du Sud, alors il est envisageable d'aller sur un minimum: que le Syndicat Mixte ne soit composé que des élus du Grand Sud. Que les autres ne soient que des partenaires non décisionnels.

Enfin, je reste intansigeant sur le fait qu'il faille faire uen séparation claire entre l'aéroport (son terrain d'assiette et ses annexes) et la zone d'activités économiques autour de l'aéroport. C'est à la Civis (c'est la loi!), puis à la Communauté d'Agglomération du Territoire du Grand Sud, de prendre en charge l'aménagement et de définir les implantations sur la ZAE. Cependant, je me dois de préciser des préalables: nous ne pouvons aller plus loin sans demander expressément à l'Etat de céder l'arrière du 2ème RPIMA pour compléter l'extension possible de l'aérogare; la ZAE ne peut contenir d'activités commerciales ou d'hôtels (ceci est pour Saint-Louis un Casus Belli car la structure aéroportuaire et sa zone immédiate doivent aider à développer les centre-villes, et non le contraire!); le Quai de Déchargement -avec l'endiguement des deux rives de la Rivière Saint-Etienne- doit faire partie intégrante du Projet d'aménagement de la zone d'activités; et le Tram-Train (s'il se réalise! a contrario, le TCSP-Bus) devra passer sur un nouveau pont entre Bel-Air (sur l'ex RN) et l'aéorogare pour créer un arrêt devant celui-ci.

La vision du Développement du Sud ne peut se réduire à une attaque en règle ou à des lamentations sur le devenir de l'Aéroport de Pierrefonds. Nous devons être capable de faire des propositions concrètes, au delà des idéologies classiques mais à partir de convictions fortes. Pour ma part, je crois qu'ensuite il faut aller plus loin pour bénéficier de la dynamique: que chaque commune se spécialise dans une sphère économique et industrielle pour harmoniser les implantations d'entreprises.

21 octobre 2007

L'uniforme pour tous à l'école?

L'éducation de nos enfants nécessite toujours des adaptations. De structures mais aussi et surtout pédagogiques. S'il n'entre pas dans les compétences des collectivités locales d'agir directement sur le contenu pédagogique, elles doivent agir sur les structures (construction et réhabilitation des écoles) et peuvent fortement inluencer l'environnement scolaire pour un meilleur apprentissage des élèves. C'est ce que la Commune de Saint-Louis s'évertue à faire depuis quelques années. Ces innovations sont plus que jamais d'actualité, c'est à dire à généraliser:

- instaurer la quasi-gratuité de la cantine pour tous à travers un tarif unique en France (15,24 euros par enfant et par an). Ce qui permet à tous les enfants d'être traité également sans distinction sociale;

- créer une gratuité des effets scolaires pour tous les enfants de maternelles et de primaires à chaque rentrée scolaire. Et ce, afin de faire vivre une vraie égalité des chances et abolir les jalousies entre enfants sur les différences des effets (de plus, cela permet aux enseignants de se doter de petits matériels en plus de la commande initiée par les écoles elles-même, à conccurence de 50 euros par élève!);

- doter, en allant plus loin que ce que prévoit la loi, chaque classe de maternelle d'une aide maternelle à temps-plein et en permanence sur leur emploi, afin de mieux stabiliser les relations affectives enfant-aide maternelle;

- aider les enfants malades ou ayant un régime spécial à la cantine en préparant des menus spéciaux;

- respecter les religions en supprimant le boeuf à la cantine (depuis 2001!) car 58% d'enfants n'en mangent pas et en nous approvisionnant en viande halal pour les autres viandes;

- sécuriser les abords des établissements scolaires en y installant des agents de prévention et de médiation;

- augmenter les aides aux sorties pédagogiques et autres voyages des collégiens et lycéens;

- supprimer l'école du samedi matin, sans toucher au mercredi, afin de favoriser de meilleures relations familiales. Cette révolution sociétale, revendiquée par nous depuis 2002, vient d'être confirmée par le Président de la République puis par le Ministre de l'Education Nationale dès la rentrée 2008.

Si, aujourd'hui on discute encore beaucoup du racket, du manque d'autorité et des tenues indécentes à l'école, on n'ose pas encore véritablement aller vers l'essentiel: proposer l'uniforme dans les écoles qui le souhaitent. Je suis prêt à lancer une grande consultation des parents d'élèves, école par école sur ce point dès la rentrée de janvier 2008 pour une application à la rentrée de septembre 2008. Le préalable, comme nous l'avions fait en 2002 pour l'école du samedi, c'est une grande concertation et des débats entre les parents d'élèves dans les conseils d'école.

Nous ne pourrons faire bouger les lignes que si nous acceptons de lancer des débats de société à tous moments! J'invite donc les directeurs d'écoles, les enseignants, les parents d'élèves et les inspecteurs pédagogiques régionaux à insrire cette affaire à l'ordre du jour de leurs conseils d'écoles, sans préjugés ou arrières-pensées.

Elément important: en faisant une telle proposition, il va de soi que la collectivité (pour ma part, je m'engage pour Saint-Louis en tant que Maire!) offrira les uniformes aux élèves. Pour ce faire, une mission partira à Maurice en décembre pour évaluer le coût et les modalités d'application et nous interrogerons les pays de la zone ou les établissements scolaires français qui fonctionnent déjà selon ce mode.